La mythologie du Grand Nord a encore de beaux jours devant elle. Forêts,
chiens de traîneau, lacs, igloos, saumons, baleines et ours. Érables,
queues de castors, bûcherons et hydravions... Cette imagerie fantasmagorique
(mais vraie), aussi étroite que la terre canadienne est immense, n'a jamais
été autant ancrée qu'aujourd'hui dans les esprits européens...
Les routards accourent au Canada depuis des années. Et depuis peu vers
le " Far West ", moins fréquenté que son homologue américain.
Ici, l'homme s'incline devant la nature. Même s'il a eu à en combattre
l'ardeur, il l'a toujours aimée, indien comme blanc. Parce que l'immensité
force au respect. C'est ce respect - perdu chez nous - qui nous en impose, aussitôt
débarqué au Canada.
Au point qu'on l'aime en toute saison. En hiver (destination de plus en plus courue),
quand la nature revêt tout le pays de blanc ; en automne, quand les érables
trouent les collines de leur palette incandescente ; au printemps, quand la douceur
du ciel réanime les forêts et fait couler les érables ; ou
en été, quand les plages se découvrent et que de fantasmagoriques
baleines montrent la puissance de leur souffle...
Sur les traces des pionniers dans les ranchs de l'Alberta ou dans les parcs nationaux
des Rocheuses, la rencontre avec le Grand Ouest sera à la hauteur de vos
espérances. Quant aux Canadiens, anglophones ou francophones, ils restent
toujours aussi chaleureux, aussi simples et sans prétention.